Ontario

Les Rats D’Swompe présentent Élixir!

Élixir.2

Entourés d’une équipe des grandes ligues, Les Rats D’Swompe présentent enfin Élixir, un deuxième album qui décape et qui cimente leur identité par un son trad-rock carrément addictif. Avec Rob Langlois (Bodh’aktan) à la réalisation et Fred St-Gelais (Marie-Mai, Marc Dupré) au mixage, les quinze nouveaux titres de la formation ontarienne sont à la fois festifs, charnus et accessibles. Entre la beauté et les défis du quotidien, les métiers imparfaits et l’importance de saisir l’instant présent, Les Rats D’Swompe trouvent le moyen d’émouvoir tout en faisant danser à tout rompre. Un album qui garde les cœurs jeunes sans oublier de rendre hommage à ceux et celles qui ont pavé la voie.

Un ÉLIXIR sans compromis

Pour faire suite à Vivre en ville, un premier opus très bien reçu, Les Rats D’Swompe voulaient un album à l’image du son qu’ils ont développé au fil de leurs nombreux spectacles : puissant, énergique et festif. En allant chercher Rob Langlois et Fred St-Gelais, ils ont trouvé le combo parfait pour donner du gras et du lustre à leurs compositions.

L’album est introduit par une intrigante pièce instrumentale, « Le calme avant la tempête », qui met la table pour ce qui suivra effectivement : une belle et grande tempête. Et les bourrasques ne tardent pas avec « Icitte à soir », où le violon de Patrik Pharand nous invite à une danse endiablée inspirée des plus grands airs traditionnels, puis avec « À notre tour », pièce hommage à ces bâtisseurs de territoire à qui l’on doit notre confort actuel. « À la revoyure » prend le relais en donnant un peu de répit au rythme effréné de Simon Joly, soutenu par la guitare électrique de Brandon Girouard, et on retrouve avec plaisir le premier extrait radio de l’album (#20 au Top 100 BDS), dont le refrain accrocheur et nostalgique fait l’objet d’un vidéoclip réalisé par Bruno Labrie. Bien que l’album soit davantage constitué de compositions originales, les gars se sont gâtés en reprenant un de leurs classiques : « Martin de la Chasse-Galerie », chanson de Michel Rivard popularisée par La Bottine Souriante. Puis, à mi-chemin, on nous présente la chanson-titre « Élixir », un refrain composé dans le seul but de faire chanter la foule à tue-tête. La tempête s’apaise ensuite un brin avec « Dans l’cabanon », récit amusant d’une véritable histoire de tournée en Acadie, puis reprend de plus belle avec « J’te veux dans ma vie », clin d’œil à l’affection des Rats pour la musique punk. Une introduction musicale portée par la basse de Martin Rocheleau met en place l’inquiétante légende du « Tombeau de Rebecca », une sorcière enterrée tête en bas à Moncton et racontée ici par la plume de Jocelyn Godin (Trans Akadi). En bons passeurs, Les Rats D’Swompe se réapproprient ensuite l’incontournable air des « Raftmans » pour perpétuer la mémoire de ces travailleurs au métier infernal. On renoue avec la nostalgie par « J’espère que tu l’sais », qui nous rappelle l’importance de savoir prendre soin de soi. Généreux, l’album se poursuit avec l’instrumentale « Jig ça ! » avant de raconter la légende de « Nanabijou », la silhouette de pierre mystérieuse qu’on peut observer dans l’horizon de Thunder Bay. Et tant qu’à passer par Thunder Bay, les gars en ont profité pour rendre hommage à Deux saisons — un groupe franco-ontarien qu’ils affectionnent particulièrement — en reprenant l’enlevante « Pourboire ». Finalement, l’album se clôt un peu comme il avait commencé, en douceur, avec la voix de Yan Leduc qui nous promet ceci : « Je reviendrai ».

Cet album foisonnant sera transposé dans un spectacle qui sera sans aucun doute aussi décapant que festif, mais en attendant de retrouver Les Rats D’Swompe dans leur habitat naturel, on peut se procurer leur Élixir dès aujourd’hui sur toutes les plateformes numériques.